Avant de vous narrer nos aventures à Toronto, laissez-moi vous dire que ce n'est pas une bonne idée, quand on parle très moyennement anglais, d'aller voir un spectacle d'humouristes dans la langue de Shakespeare. J'ai compris toutes les premières moitiés de blague, mais aucune chute. Légèrement frustrant... Enfin le lendemain le spectacle était en québécois (mais en vrai québécois, pas en montréalais qui est très compréhensible) et c'était encore pire !!
Vendredi soir, direction Toronto en voiture. Très classe la voiture, genre sièges en cuir, réglage indépendant de la température pour le conducteur et le passager, régulateur de vitesse... Ca change du Nevada. Toronto est à 600 km et la vitesse limitée à 100 km/h. Long ! Enfin, arrivée à Oakville très exactement, où Leann nous accueille avec ses parents dans une très jolie maison.
Après une bonne nuit de sommeil bien méritée (surtout pour Jérémie qui a conduit tout le long) nous sommes debouts à l'aube (comprenez 10 heures comme d'habitude) et partons pour les chutes du Niagara. Contrairement à ce que l'on pense souvent, les chutes du Niagara ne sont pas tropicales et c'est une mauvaise idée de les utiliser comme douche.

C'est hyper touristique et pas perdu dans la nature sauvage du tout : un grand lac se déverse dans un autre via une falaise de, je dirais, 50 m ( et wikipédia me donne raison avec 52 m). Je pensais qu'on pourrait descendre les observer d'en bas mais non, elles sont entourées de falaises, normal en fait quand on voit la violence du truc. J'arête tout de suite de me plaindre : les chutes du Niagara ça en jette quand même. Nous sommes du coté canadien, à l'extérieur de la courbure de la rivière, et du coup nous avons un peu de recul pour voir les chutes dans leur ensemble. Les américains eux sont à l'interieur de la courbure, et du coup ne peuvent les voir que de côté.

Il y a en fait deux chutes : les plus celèbres et les plus grandes font un grand quart de cercle et plein plein plein de brume, l'autre est plus petite et romantique, elle gambade joyeusement sur des cailloux (comprenez qu'elle bouillonne et s'écrase sur des énormes rochers qui à mon avis ne vont pas tenir le coup longtemps).

Nous n'avons pas pris de photos de la ville, c'est dommage car c'est vraiment très moche. Nous avons fini la journée dans un "factory outlet", les magasins d'usine pas chers. Jérémie s'est acheté plein de trucs et moi rien. Et j'ai un scoop : des gens faisait la queue AVANT de rentrer dans une boutique ! Complétement dingue ! Une tentative de panorama pour finir:

Retour à Oakville où Nora (la mère de Leann) avait fait un super repas à base de saumon canadien (de BC, la province la plus à l'ouest du Canada où se trouve Vancouver, juste au-dessus de l'état de Washington). Les garçons (Jérémie et John, le père de Leann) ont gagné à Cranium même si on (Leann et moi) a un peu triché... (n'importe quoi! Jérémie édite mes messages en douce et truque la réalité!!) Le soir nous avons fait un tour à Toronto. Le lendemain matin nous attendait un gros petit-déjeuner typique. Génial !! Pancakes, sirop d'érable, fraises... J'ai même pris une photo pour immortaliser ce grand moment.

Je me suis sacrifiée pour finir le dernier pancake et nous sommes parti pour Toronto. Nous sommes montés en haut de la CN Tower qui entre autre record détient celui du plus haut cellier du monde et celui de la plus haute chute d'oeuf réussie (c'est à dire que l'oeuf était indemne au bout) du monde. Il y avait un plancher de verre à 300 mètres au dessus du vide, j'ai adoré... Nous nous sommes conduit en bon touriste comme vous pouvez le voir sur la photo ci dessous.

De là nous pouvions voir tout Toronto, plutôt sympa surtout que nous n'aurons pas le temps de visiter plus. Retour tout tristes à la maison, avec Leann qui va rendre visite à une amie qui habite à Montréal...
Encore merci à le famille Lapp de nous avoir si bien acceuillis à Oakville.